Historique

  L’association a été créée en 2006 sous le nom FCBE « Formations aux Cannes Blanches Electroniques » par Roland Damaschini, l'un des chercheurs à l'origine de l'outil et Jean Marie Murienne, un des utilisateurs pionniers. Son objectif était de faire face à la croissance des formations aux Cannes Blanches Electroniques sur le territoire Français. La « Canne Blanche Electronique » basée sur la télémétrie laser et infrarouge est destinée à améliorer la sécurité et le confort des déplacements des non-voyants en autonomie. Elle permet de localiser avec anticipation les passages et d’éviter les obstacles.

 Le principe, grâce au mécénat, a été depuis l’origine la gratuité de l’équipement et de la formation pour le non-voyant. Cette dernière s'est avérée indispensable pour apprendre à l'utilisateur à gérer toutes les situations de la déambulation piétonne, ainsi que sa sécurité. Ce travail de formation est fait par les « instructeurs de locomotion », professionnels diplômés d’état spécialistes de la rééducation des déficients visuels aux déplacements autonomes. L’association a géré le processus de formation sur l’ensemble du territoire français de 2006 à 2013 en accompagnant les associations locales dans la diffusion de l’information auprès des non-voyants, en formant les instructeurs de locomotion à cette spécialisation, en gérant le travail des instructeurs (honoraires, emploi du temps, déplacements, mise à jour des connaissances avec les évolutions techniques etc.) et ceci grâce au travail bénévole des chercheurs universitaires à l’origine du dispositif et de quelques utilisateurs non-voyants pionniers. En 2012 il y avait annuellement l’évaluation de 200 dossiers et de 130 formations représentant 5000 heures de formation. Afin de pouvoir nous concentrer sur l'amélioration du service apporté, nous avons transféré la gestion quotidienne des formations aux trois principales associations locales : ACBO (sud est de la France), ACBE Toulouse Grand sud (Sud Ouest ), ACGAO (Nord).

  La FCBE a changé de nom en devenant IMDV (Innovation pour la Mobilité des Déficients Visuels), son objectif étant de rester une structure « souple et mobile » reposant essentiellement sur le bénévolat de chercheurs et non-voyants utilisateurs experts ouvrant de nouveaux services.

  Les trois axes principaux de travail sont par ordre de priorité:

- la recherche de solutions bas coût pour permettre de diffuser la canne électronique dans les pays en voie de développement.

- le développement et les formations expérimentales au GPS inertiel

- la recherche de solutions pour les handicaps rares : surdicécité, handicap moteur et visuel associé...