Témoignage Sébastien

J’utilise une canne optronique depuis trois ans. J’en suis très satisfait. Cela change considérablement la façon de se déplacer. On est plus fluide et plus rapide qu’avec une canne blanche ordinaire.

Je suis venu à la canne optronique, au Tom-Pouce précisément, après avoir été formé à son Petit Frère, le Minitact. Je ne dirais pas que le Tom-Pouce s’est imposé à moi. Il a été la continuité d’une autre façon de faire de la locomotion. Je me rappelle avoir fait un petit test du Tom-Pouce en centre-ville d’Angers. Quand l’instructrice en locomotion m’a dit que j’avais navigué au milieu de conteners et de motos garés n’importe comment sans rien touché, j’ai été bluffé. Je me suis dit : « C’est ce qu’il me faut ! »

J’utilise le Tom-Pouce au quotidien, dans le cadre de mes déplacements personnels et professionnels. J’apprécie le côté High teck de la chose. Je pense que l’on peut encore améliorer certains points, notamment la détection et l’autonomie des batteries. Il n’en reste pas moins que l’appareil est déjà très abouti. On sent le recul des vingt années d’existence.

Ce qui n’est pas le cas du Minitact. Il est à mon goût trop perfectible pour être suffisamment adopté par les déficients visuels. C’est pourtant un appareil génial lui aussi. Il permet une autonomie en toute discrétion. Je l’utilise dans les salles de sport, les transports, les cocktails, les réunions... pour me déplacer d’un point à un autre sans m’encombrer de ma canne blanche.

Je pourrai difficilement me passer de tous ces appareils optroniques. Je n’ai plus jamais, ou que dans de très rares cas, lorsque je suis en panne de batterie entre autres, utilisé la canne de manière ordinaire depuis que j’ai un Tom-Pouce. L’adage s’applique pleinement ici : l’essayer, c’est l’adopter.